EXPOSITION, Le bien-être dans l'Art

Une scène artistique accueillante !

Exposition paris

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Entre 1905 et 1940,  la scène artistique parisienne s’enrichit d’artistes d’Amérique, d’Asie ou d’Afrique, mais aussi venus de toute l’Europe. Marginalisés par le monde de l’art, face à la xénophobie ambiante de l’époque, le nom de L’École de Paris naît du critique d’art André Warnod pour défendre ces artistes qui forment ensemble cette nouvelle scène plus qu’un nouveau mouvement. Dans le cosmopolitisme de cette scène, beaucoup sont des artistes juifs émigrés venus tenter leur chance à Paris. Notamment : Modigliani, peintre italien ; Chagall, venu de Russie ; ou Alice Halicka, une peintre polonaise. Aujourd’hui, le Musée de l’Art et de l’Histoire du Judaïsme (MAHJ) à Paris, leur rend hommage dans une très belle exposition.

Une exposition touchante 💓

Cette exposition est l’occasion de découvrir autrement les œuvres de Marc Chagall, un artiste important et connu principalement pour sa fascination pour la lumière avec l’art du vitrail. Un art auquel il consacrera la suite de sa carrière à partir des années 50. Une période d’après-guerre et de reconstruction des villes européennes, où la réalisation de la commande de reconstruction des vitraux de la Cathédrale de Metz en 1958 deviendra l’une des plus célèbres œuvres de Chagall, mêlant ainsi simplicité et spiritualité

Toutefois, l’angle de l’exposition du MAHJ est plus singulier, car l’exposition retrace les années 1905 à 1940. Ce contexte historique invite également le spectateur à découvrir Marc Chagall autrement, avant qu’il consacre le reste de sa carrière aux vitraux. 

L’exposition permet de contempler les œuvres d’artistes femmes juives méconnues qui évoquent parfois leur quotidien dans leur toile. Se mêle alors des œuvres de peintres célèbres comme Chagall ou Modigliani avec des œuvres d’artistes méconnus, voire inconnus. On retrouve également les toiles de Sonia Delaunay, une peintre juive ukrainienne, qui a évoqué par l’Art la joie de vivre et le rythme grâce aux couleurs vives qu’on peut voir, par exemple, dans Prismes électriques n° 41.

J’aime la peinture des Delaunay, pleine de soleils, de ruts, de violences.
Mme Delaunay a fait un si beau livre de couleurs, que mon poème est plus trempé de lumière que ma vie

Blaise Cendrars

A Paris, un idéal ✨🎨

Peu avant la Première Guerre Mondiale, et par la suite, jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, Paris va jouir d’un rayonnement international grâce à des artistes étrangers venus se former et vivre librement leur vie d’artiste dans la capitale. Ils participeront à la renommée de Paris comme la capitale de l’art. En 1900, Picasso, peintre cubiste espagnol, tombera sous le charme de Paris et y posera ses bagages. 

Toutefois dans cette période de tension en Europe, la notion de liberté devient essentielle pour les artistes qui se confrontent à des difficultés pour exercer leur art dans leur pays d’origine, ou doivent fuir face à la menace des pogroms. L’ambiance parisienne du début du XXe siècle nourrit en eux la possibilité  d’une émancipation artistique. En effet, la capitale deviendra le tremplin de certains de ces artistes émergents et modernes qui deviendront célèbres. 

Les femmes artistes, comme  Chana Orloff, Mela Muter ou Alice Halicka, participent également à la vie artistique parisienne. Mais cette parité se révèlera être une illusion car certaines seront misent dans l’ombre et seront moins exposées que leurs collègues masculins.

De plus, dans cette effervescence artistique mais aussi sociale nourrit également par les Années Folles, en réalité, la xénophobie et l’antisémitisme mettent une ombre au tableau.  Le peintre Soutine, sera notamment, l’artiste le plus controversé de la scène française pour son style artistique. Alors même que ces portraits vont contribuer à renouveler l’approche de ce genre. Parmi lui, des artistes comme Modigliani, apportent également un regard nouveau sur le portrait. 

Dans leur tête ils ont retrouvé :
ce coin d’enfance où la lune entourée d’étoiles leur annonçait un lumineux avenir ;
le jeune amour dans la chambre obscure, dans l’herbe des collines et des vallons, le
fruit sculpté, baigné de lait, couvert de fleurs, leur promettant un paradis ;
les mains de leurs mères, leurs yeux les accompagnant au train vers la gloire lointaine.

Marc Chagall « Aux artistes martyrs », 1950

Artistes à la Ruche, 1914

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Réservez votre place pour notre sortie culturelle au Musée de l’Art et de l’Histoire du Judaïsme pour découvrir l’exposition « Chagall, Modigliani et Soutine… Paris pour Ecole (1905-1940) » avec notre guide-conférencière, Françoise : [EXPOSITION] CHAGALL, MODIGLIANI, SOUTINE…

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