Hiroshima, mon « amour » ?

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Hiroshima – mon amour ? Rien ne semble aller dans le rassemblement de ces deux mots antithétiques… et pourtant Hiroshima mon amour, c’est un film, basé sur un scénario grandiose, sur lequel il est bon de se pencher.

La catastrophe d’Hiroshima

Si le nom d’Hiroshima vous évoque quelque chose, c’est parce que la ville est mondialement connue depuis le 6 août 1945. Elle a été attaquée par les Etats-Unis au cours de la Seconde Guerre mondiale.

La Bombe atomique, le 6 juin 1945

Ce jour-là, un bombardier américain lâche une bombe atomique qui rasa instantanément la ville, provoquant la mort de 75 000 personnes sur le coup. Dans les semaines qui suivirent, plus de 50 000 personnes supplémentaires meurent… le nombre total de morts reste imprécis, il serait de l’ordre de 250 000.

La passion entre deux personnes au passé douloureux 💏

Le scénario pose le décor : Août 1957.

La rencontre, c’est celle d’une comédienne française (joué dans le film par Emmanuelle Riva) qui se rend à Hiroshima pour y tourner un film sur la catastrophe, et d’un architecte japonais (Eiji Okada).

Eiji Okada Emmanuelle Riva

La relation des personnages pousse chacun à évoquer ce qu’il a vécu : le premier évoque les dégâts subis par l’attaque atomique et la seconde le calvaire ainsi que l’humiliation qu’elle a pu vivre à la Libération parce qu’elle avait eu une relation amoureuse avec un allemand.

📽 Le film – un documentaire – une romance 📽

Si le scénario est de Marguerite Duras, initialement, le projet était de le confier à Françoise Sagan ou Simone de Bauvoir. C’est Alain Resnais qui choisit finalement Marguerite Duras pour l’écrire.

Pendant la durée du tournage au japon, Marguerite Duras reste en France. Depuis chez elle, elle envoie des messages vocaux en réponse aux lettres de Resnais, proposant des modifications de scénario ou de nouvelles répliques.

Le scénario a été publié en tant qu’œuvre littéraire et il s’inscrit dans la réflexion obsessionnelle menée par l’auteure sur la mémoire collective comme individuelle.

C’est un film à forte portée historique qui appelle à la réconciliation entre les peuples … mais également un poème d’amour et de mort.

Confrontée à des critiques lors de la sortie du film, Duras dira dans une lettre ouverte avoir voulu : « faire un film sur l’amour […], peindre les pires conditions de l’amour, les conditions les plus communément blâmées, les plus répréhensibles, les plus inadmissibles. »

💣Une bombe cinématographique💣

Présenté lors du Festival de Cannes de 1959, le film retentit doublement.

Il est considéré comme un plaidoyer contre la guerre, un réquisitoire contre les exactions des bombes atomiques. Il a été salué par des personnalités telles qu’André Malraux, Claude Chabrol ou Jean-Luc Godard, pour qui il s’agit d’un des plus beaux films qu’il leur ait été donné de voir.

Cette bombe cinématographique lance du même coup la carrière d’Alain Resnais, qui s’inscrira dans le contexte de la Nouvelle Vague.

💬 Ils l’ont dit 💬

 « Je me souviens avoir été très jaloux de Hiroshima mon amour. Je me disais : « ça c’est bien et ça nous a échappé, on n’a pas de contrôle là dessus. » » Jean-Luc Gordard

 «C’est plus beau film que j’ai vu depuis 500 ans. » Claude Chabrol

Du cinéma 🎞… au théâtre 🎭

D’hier à aujourd’hui…

Fanny Ardant, l’une des plus grandes artistes françaises interprète le texte de Duras pour quelques représentations sur la scène du théâtre des Bouffes Parisiens sous la mise en scène de Bertrand Marcos.

Fanny Ardant

Evoquant les blessures de la guerre et de l’amour, l’actrice, Fanny Ardant est seule en scène avec la voix d’un autre grand acteur français, Gérard Depardieu.

Cliquez ici pour voir Hiroshima mon amour avec TALIVERA le 28 juin et le 5 juillet !

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